La salle est sombre, et je me suis désintéressée depuis longtemps du QCM de maths achevé quelques minutes plus tôt. Pas un bruit dans la classe, ma voisine (on se demande bien qui c'est tiens ^^) n'a pas fini, pas d'échappatoire, de possibilité de penser à autre chose, et je me souviens d'hier... Et de tous les jours précédents. Les retrouvailles plus qu'inattendues, les questions qui trouvèrent une réponse décevante, et tout le possible que j'ai fait pour profiter, parce qu'il n'y avait plus que ça à faire, se gaver de tout ce qu'il avait à m'apporter avant que l'on ne m'impose une nouvelle séparation
Car cette trève dans notre séparation que je croyais pourtant définitive était faite pour finir sous peu, et je le savais... Pourtant, c'est toujours la même question qui revient, parce que c'est tellement plus facile de vouloir toujours repousser : pourquoi maintenant ?
A celà, il n'existe pas de réponse, et j'ai assisté, une nouvelle fois, totalement impuissante, au spectacle écoeurant d'une écurie vide, que même Kéops et Lotus ne venaient plus distraire (bah oui, ils ont été déplacés, y'a des box libres maintenant...). Le vide total et difficile à apaiser, que seuls nos chers doubles sont venus combler l'espace d'une heure.
Les gens achèvent un à un leur devoir, mais il est trop tard pour me sortir de là désormais. Ces départs occupent maintenant quasiment tout mon esprit et il m'est difficile de me concentrer sur autre chose.
Je donne des réponses évasives aux questions posées, puis mes pensées se précisent et forment une enveloppe sur-mesure, qui est destiné à celui dont le départ est le plus difficile à accepter : L'Eau.
Deuxième fois, même douleur. À croire qu'on ne peut pas se faire aux séparations, même quand elles ont lieu plusieurs fois.
Bien sûr, j'ai eu trois semaines pour profiter. Mais trois semaines, ça paraît peu lorsqu'autrefois j'ai eu plusieurs années dont je n'ai pas suffisamment profité à mes yeux. Trop tard, impossibilité totale de revenir en arrière, inutile de regretter.
J'ai la tête appuyée sur le mur, la journée a été fatigante, d'autant plus que ce genre de pensée m'a occupée la plupart du temps. Par chance, cette heure est passée vite, mais je soupire à l'idée que nous ne sommes que jeudi, ce qui veut dire qu'il reste un jour, qui me semblera anormalement long, comme ses prédecesseurs.
On me demande de revenir à la réalité et je chasse les pensées négatives. Je m'étais promis de supporter ce nouvel adieu, qui n'en est peut-être toujours pas un. Je le supporterai, peut-être pas aussi bien que je le croyais, mais théoriquement c'est faisable. Enfin, "en théorie, la théorie et la pratique c'est la même chose... Mais en pratique..." (désolée maître GG, je l'ai redit ^^')
L'heure s'achève, la classe se ligue contre la prof pour lui dire que la cloche a sonné (bah à ce moment-là, on croyait que c'était vrai hein), je sors, dis au revoir à tout le monde, quitte le lycée en pensant que ce soir, ça n'ira sûrement pas.
Voilà, ça faisait une semaine que je t'avais dit que j'écrirai, je te le devais plus ou moins, même si c'est pas glorieux.
Bon voyage aux quatre Irlandais qui ont peut-être quitté le continent définitivement cette fois.
Je me promets, et lui promets, que sa pensée ne me quittera jamais totalement.
(Quimambas sur la photo, pour une certaine Jasoda (qui, je le rappelle, ne possède pas de sabots malgré son pseudo :P))
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